AUTOMOBILE ESSAIS COMMENTAIRES C

LA VOITURE NE FAIT PLUS REVER LES FRANCAIS




La voiture ne fait plus rêver les Français...

 


 Internet - 25/05/2011

 

 


Les Français sont de moins en moins nombreux à considérer la voiture comme un vecteur de rêve. Les promotions pratiquées par les constructeurs ne semblent qu'accentuer leur méfiance.

Ce matin, Aramis Auto a présenté la deuxième édition de son baromètre "Les Français & l'automobile", réalisé par l'institut de sondage Ifop.

 

Les résultats montrent l'accentuation d'une tendance forte déjà mise en exergue en 2010 : les Français ont une vision de plus en plus terre à terre de l'automobile. Pour 51% des personnes interrogées, la voiture est d'abord perçue comme un moyen de transport. En 2010, 47% de l'échantillon affirmait la même chose.

 

L'automobile semble aussi devenir une contrainte : 82% des français déclarent ne pas pouvoir s'en passer, alors que seulement 30% voient dans la voiture un objet de rêve. L'Ifop voit ici une preuve du manque, en région, d'infrastructures de transports en commun (en Ile-de-France, où les réseaux sont très développés, 30% des répondants disent pouvoir se passer d'un véhicule).

 

 

Des français méfiants vis-à-vis des promotions constructeurs

L'institut a aussi voulu voir de quelle manière les français vivaient la fin des aides gouvernementales. Surprise : une majorité (48%) ne trouve pas que les coûts d'usage des véhicules aient augmenté ni diminué avec l'arrêt des primes.

 

Mais surtout, il semble qu'une méfiance vis-à-vis des constructeurs soit bel et bien en train de naître... En effet, 89% de l'échantillon (1004 personnes sélectionnées selon la méthodes des quotas) estiment que les promotions proposées par les marques depuis la fin des aides « masquent le prix réel de la voiture » voire prouvent que les prix de départ sont surévalués (pour 89% d'entre-eux également).

 

On voit d'ailleurs que pour le choix d'une marque, le patriotisme économique ne vaut plus guère : 54% de l'échantillon dit n'être que peu ou pas du tout attaché aux françaises (contre 51% en 2010).

 

 

 

Le prix : premier critère d'achat sur le marché du neuf

 

Le prix reste le premier critère d'achat d'une voiture (cité par 75% des répondants), devant sa consommation. Les autres données n'ont qu'une moindre importance (seulement  2% des français accordent, par exemple, une importance particulière à la garantie proposée par le vendeur).

 

Sur le marché de l'occasion, les Français sont attachés au kilométrage (67%) mais sont aussi majoritairement sensibles au prix (66%).

 

D'autant que l'usage d'Internet s'intensifie également dans le processus de décision d'achat, montre l'Ifop. 66% des français s'y référeraient pour choisir leur véhicule (soit 4 points de plus qu'en 2010) et près de 4 français sur 10 se disent prêts à acheter un véhicule sur le Web (38% contre 37% il y a un an).

 

L'institut note surtout qu'il n'existe aucun frein majoritaire (>50%) au développement de l'achat d'automobiles sur le Web...

 

Source : ARGUS PRO

MERCEDES ET L'AVENIR

 

 


Prise de contact: Flotte électrique de Mercedes-Benz

 

Stuttgart très au courant

Texte: Michael Blumenstein / Photos: Dieter Rebmann

Mercedes développe en ce moment une gamme complète de véhicules électriques. Elle ira de la Smart ForTwo à la version électro de la SLS, en passant par les Classe A et B. Nous avons pu y goûter brièvement.

Information supplémentaire

Selon une étude de l'Union Européenne, il ne restera en 2050 sur les routes que 5% de voitures à moteur thermique classique. 25% utiliseront l'hydrogène comme carburant, 35% seront des hybrides Plug-in et autant seront complètement électriques. Mercedes est pleinement concentré sur ce futur.
En ce moment, la gamme du constructeur comprend six hybrides. Mais une foule de véhicules à propulsion alternative est annoncée. Mercedes revendique déjà 15 millions de km de tests pour l'électrique. Le résultat, on le découvre notamment sous la forme de la Smart ElectricDrive, de la Classe A E-Cell (dont les 500 premiers exemplaires seront livrés en 2011) et de la Classe B F-Cell (70 exemplaires en Californie en 2011). Bien sûr, Mercedes élargit ses recherches à l'utilitaire. Nous, c'est en 2013 au plus tôt que l'on peut s'attendre à un nombre limité de e-SLS.
Sur circuit

Mais nous pouvons déjà vous le dire: cette SLS électrique est aussi ébouriffante sur circuit que sa sœur essence. Avec 530 ch et 800 Nm tirés de 4 moteurs électriques, elle sait comment se mettre en mouvement comme l'éclair. Ces quatre moteurs sont situés juste à côté de chaque roue, chacun en entraînant une. L'électronique coordonne le tout. Mais la SLS électrique dispose de tellement de puissance qu'il est assez facile de faire cirer les roues intérieures en courbe.
255 km pour la Classe A

Si dans la SLS l'accent est mis sur la puissance, la Classe A électrique a plutôt pour vocation d'être une alternative crédible pour le transport quotidien. Son autonomie est donc record: 255 km! Les batteries Lithium-ion sont placées sous le plancher de la voiture et alimentent un moteur électrique de 220 Nm.
Cette voiture est plutôt vive et en accélération jusqu'à 50 km/h, elle peut même en remontrer à une E350 CDI. Selon les uns, elle est complètement dépourvue de toute émission. Mais selon d'autres, les choses ne sont pas si idylliques. En effet, si l'on considère que l'électricité utilisée pour recharger est produite par une centrale à charbon, on peut vite obtenir un chiffre de 100 g CO2/km. Mais on pourra rétorquer que dans le cas d'une essence ou d'une diesel, les émissions officielles ne prennent pas en compte l'énergie utilisée pour le raffinage du carburant.
Classe B F-Cell: 500 km
La Classe B F-Cell utilise le même moteur électrique que la A. Mais comme son nom l'indique, les batteries sont ici chargées par une pile à combustible à l'hydrogène. Les batteries étant chargées en continu, on peut limiter leur nombre, ce qui diminue les coûts. Car le prix des batteries semblent être le talon d'Achille des véhicules électriques.
L'hydrogène est un produit résiduel de l'industrie chimique et est en soi peu coûteux. Un kg permet de parcourir 100 km et coûte à peu près 8,50€. Il est donc grosso modo à égalité avec les carburants classiques mais selon Mercedes, le prix de l'hydrogène pourrait à l'avenir descendre à 2 ou 3€
Faire le plein

Seulement, avant que nous passions tous à l'hydrogène, il faudra mettre en place l'infrastructure de ravitaillement. En Allemagne, il existe déjà une dizaine de stations service distribuant l'hydrogène, soit un investissement de 1 milliard d'euro. Un coût insurmontable? Pas selon Mercedes en tout cas, qui souligne que les primes à la casse ont coûté au gouvernement allemand quelques… 4 milliards.

ESSAI DACIA DUSTER

 

   

 

 

Essai: Dacia Duster 1.5 dCi 110

 

La concurrence va mordre la poussière !

De Stéphane Halleux

Avec le Duster, Dacia parvient à se départir de cette image «low cost» pour viser une nouvelle clientèle qui doit être séduite par le charme de ce SUV compact et son rapport prix/prestations inégalé. Une semaine au volant du Duster a suffi à nous affranchir de tout préjugé. Ce Dacia-là, c'est bien plus qu'un prix !

Information supplémentaire

         «Pouah, rouler en Dacia, c'est écrire «pauvre» sur ton front !»  La réflexion d'un ami auquel je vantais les mérites du Duster m'a laissé pantois. Alors quoi, l'automobile n'est qu'affaire de distinction sociale ?
         Oubliés les aspects pratiques, économiques et, tout simplement, liés à la pure locomotion. Se déplacer d'un point A à un point B dans un certain confort, pour un prix acceptable et avec un niveau de sécurité suffisant. C'est tout de même la base. Celle sur laquelle Dacia a développé une gamme «low cost» qui rencontre un succès croissant.
Success story roumaine

         Le premier SUV de la marque du groupe Renault fait mouche. Bien sûr, l'argument-massue du prix (à partir de 12.900 € en version essence de base) n'y est pas étranger. Un SUV – ou même plus simplement un véhicule offrant une telle habitabilité (5 places et un coffre de 475 litres) – à ce tarif, c'est unique.
En plus, le Duster affiche un design nettement moins «pays de l'Est» que les Logan et Sandero dont il dérive. Dans la version 4x4 1.5 dCi 110 à boîte 6 manuelle de notre essai (le haut de gamme), le SUV s'offre même une train arrière multibras. Un ensemble qui parvient à convaincre dès les premiers kilomètres. La suspension filtre bien les irrégularités de nos bonnes vieilles routes... pas franchement mieux revêtues que les voies roumaines.
Economique aussi à l'usage

         Au volant, le Duster affiche un comportement serein. L'étagement de boîte très court surprend un peu au premier abord – à 1.800 tr/min en 5e, on croise à 70 km/h et la vitesse maximale s'établit à 168 km/h – mais il offre un certain dynamisme au Dacia, sans pénaliser la consommation, bien au contraire (6,4 l/100 km en moyenne lors de notre essai). Il faut dire que, dans sa catégorie, ce SUV est un poids plume : à peine 1.369 kg sur la balance.
         Là, on se dit qu'il a bien fallu lésiner sur autre chose que l'équipement. L'insonorisation peut-être ? Et bien, même pas vraiment, à 120 km/h sur autoroute, le Duster affiche un niveau sonore tout-à-fait correct. La planche de bord empruntée à la Sandero fait un peu «cheap» dans un véhicule de cette stature et le tableau de bord digital se révèle assez fantaisiste (avec une jauge de carburant qui joue au yoyo...).
         Mais pour le reste, on n'a pas l'impression d'être aux commandes d'une voiture au rabais. Equipé d'un coupleur électronique avec possibilité de blocage et doté d'une garde au sol généreuse (21 cm), le Duster ne craint pas de poser les roues dans la boue. Il s'en sort même assez bien dans cet exercice. Dans sa version full options (cuir, radio CD, ESP, peinture métal...), le Dacia Duster 1.5 dCi 110 4x4 vaut 19.200 €. Soit le prix d'une Clio super équipée. Une sacrée bonne affaire !

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