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Une aberration routière



Une route très spéciale chez les Belges (Vidéo)     

 

Agrandir l'image  En Belgique, un automobiliste a filmé la route de la Chaussée Romaine entre Braives et Moxhe. Une route au   design particulier qui a éveillé l’attention des internautes.

  Sur un tracé de 5 km, près de 250 poteaux et 30 îlots accueillent les conducteurs. La route ne comporte pas de virages particuliers et traverse une plaine.

  La vidéo a eu beaucoup de succès, si bien que le ministre wallon des travaux public Benoît Lutgen en a pris connaissance. Ce dernier s’est indigné de trouver son nom dans la vidéo et affirme n’être pas responsable de cette aberration. Il déclare que cette signalisation a été validée par les autorités communales. Il n’est donc pas selon lui directement responsable et a prié l’auteur de la vidéo de retirer son nom.

  Cette utilisation curieuse de l’argent public suscite l’exaspération des citoyens. La faible largeur de la voie constitue également un problème car de nombreux camions vont circuler dessus. Pour couronner le tout elle empêche la circulation des chasse-neiges en hiver…

 

 


LE PRIX DES PIECES EN FRANCE



Pièces de carrosserie : pourquoi paye-t-on

 

si cher?


Par Jean Savary le 01/04/11
Pièces de carrosserie : pourquoi paye-t-on si cher?
Les constructeurs français font payer les pièces de carroserie 33 à 35% plus cher que les automobilistes allemands, belges ou espagnols. L'UFC-Que Choisir dénonce cette exception française qui pèse sur nos primes d'assurance.
Le prix des pièces de carrosserie automobile a augmenté de 26% entre 2005 et 2010 alors que les prix à la consommation n’ont grimpé que de 7,63 % durant cette période, d'après une enquête de l'UFC-Que Choisir publiée le 22 mars 2011. L'association y voit une conséquence directe d'une particularité du marché automobile français, le monopole dont jouissent Peugeot, Citroën et Renault sur toutes les pièces visibles.

En effet, contrevenant au droit européen, la législation française reconnaît la propriété intellectuelle sur les éléments de carrosserie, au même titre que pour le design des modèles. Par conséquent, il est autorisé d'avoir recours à un pare-choc ou une aile ne provenant pas du réseau du constructeur pour réparer une Ford, une Fiat ou une Mercedes, mais cette pratique est assimilée à une contrefaçon pour un modèle français.



• Une hausse qui pèse sur nos primes d'assurance

Cette situation de monopole affecte par contagion l'ensemble du marché de la pièce de carrosserie, les constructeurs étrangers et les équipementiers alignant plus ou moins leurs tarifs sur ceux des trois marques nationales.

Pour l'UFC, l'inflation des prix explique en grande partie que les primes d'assurance ne diminuent pas, voire augmentent, malgré la baisse du nombre d'accidents. Selon le groupement d'assureurs SRA (Sécurité et réparation automobile), les pièces détachées représentent 47,3% du coût des réparations après accident.

Pour illustrer son propos, l'UFC a réalisé une étude comparant les prix d'un panier de 14 pièces de carrosserie de 5 modèles (Peugeot, Citroën, Renault, Ford et Volkswagen) en France et dans trois pays où le marché a été libéralisé : l'Allemagne, la Belgique et l'Espagne (pièces dites "d'origine constructeur" en France, pièces de provenance alternative dans les trois autres pays). Résultat : l'automobiliste français paye entre 33,5 et 35,5% plus cher. Les écarts de tarifs peuvent être spectaculaires : en Allemagne, jusqu'à 54 % moins cher pour une Peugeot 307 ; 48% pour une VW Polo.



• Des arguments discutables

Pour justifier ce monopole, les constructeurs mettent en avant la défense de l'emploi en France. Cet argument est fallacieux car une bonne part de ces pièces dites "d'origine" proviennent de fournisseurs étrangers. Et ces derniers vendent également ces mêmes produits sur les marchés libres. Toutes catégories confondues (mécanique, carrosserie, électronique…), 70 à 80% des pièces dites "d'origine constructeur" sont fabriquées par des sous-traitants qui les vendent également un peu moins cher –car sans commission du constructeur- sous le label "pièces d'origine équipementier" ou "pièce de qualité équivalente".

L'autre argument des constructeurs est celui de la sécurité et de la qualité. La question de la sécurité ne se pose que pour deux pièces : le capot, dont les fixations sont prévues pour éviter tout risque de pénétration dans l'habitacle, et les portes qui intègrent des renforts spécifiques. Les autres pièces participent peu à la résistance de la voiture. Mais cet argument ne concerne que les contrefaçons d'ateliers exotiques, rarissimes en Europe. Quant à la qualité, si l'aile ou le capot provient d'un fournisseur attitré, la protection contre la corrosion est exactement la même que pour un élément "d'origine".

Si vous possèdez une voiture étrangère et que vous réparez votre voiture à vos frais, demandez à votre carrossier de se procurer la pièce sur un site internet belge, espagnol ou allemand. Ce que beaucoup font déjà.

Si vous possèdez une voiture française, attendez pour procéder aux réparation que s'applique la nouvelle loi européenne Eurodesign censée mettre fin à ce monopole. Son entrée en vigueur devrait être imminente : on l'attend depuis 2007 !

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