NEWS AUTOMOBILES

Les nouveautés, les essais, les critiques des spécialistes.

PANNES DE DIESEL


Pyrénées-Orientales

Pannes de diesel en série : "un phénomène jamais vu"

 

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L'épidémie qui attaque par centaines les véhicules diesel dans les P.-O. semble gagner du terrain. Depuis la publication, hier dans L'Indépendant, d'un dossier faisant le lien entre une supposée teneur en eau du gazole et les pannes à répétition constatées par les garagistes, les témoignages se sont succédé. Attestant de cas similaires dans l'Aude, demandant la marche à suivre, appelant à la création d'un collectif… L'inquiétude, légitime, des automobilistes victimes de ces pannes s'est aussi manifestée sur internet, où fleurissent les témoignages issus d'autres régions de France, et relatant des situations en tout point similaires datant de 2009. "Le problème vient du modèle de pompe à injection", affirme même un groupe Facebook regroupant une centaine de victimes.
Analyse en cours
Une hypothèse à laquelle semble également s'être rangé M. Rodriguez, expert du cabinet Grando. "Ce que l'on peut retenir, c'est d'abord que toutes les pannes relèvent de stations de moyennes et grandes surfaces. Aucun grand pétrolier ne serait impacté. De plus, par croisements, cela affecte à 99 % la motorisation Renault, qui est montée sur des véhicules d'autres marques, et notamment le modèle 1 500m3 DCI datant de 2002 à 2006. Le symptôme est une panne de moteur violente. Pour ce qui est du gasoil, on ne retrouve pas de l'eau en grande quantité. Il y a un phénomène de condensation normal. L'aspect visuel du carburant n'est pas trouble et ne présente pas d'anomalie. Ce qui l'est, c'est la limaille métallique retrouvée dans le filtre et produite par la pompe qui se détruit". Par ailleurs, une analyse est actuellement en cours au laboratoire où le cabinet a expédié les échantillons afin de rechercher d'éventuels éléments de carbone. Sachant que pour le gasoil, on doit trouver une concentration de C8 à C12 ce qui signifie qu'il n'y a aucun adjuvant. Les résultats devraient être connus la semaine prochaine et pourraient mettre en cause le fournisseur du carburant.

 

Pollution de fond de cuve ?
D'autant, comme l'ajoute l'expert, "qu'après filtrations, on trouve des corps solides d'origine organique qui proviendraient d'une pollution de fond de cuve et qui entraîneraient ce phénomène de grippage. Un phénomène que l'on connaît mais sur un volume aussi important, c'est du jamais vu. En 15 jours, on a réalisé l'équivalent de 2 à 3 ans de travail sur ce type de panne. On a expertisé de 50 à 80 voitures sur tout le département et on a des demandes jusqu'à Carcassonne".


Un garagiste des P.-O. confirme que le syndrome a frappé près de 180 véhicules en 15 jours après recensement des agents de la même marque que lui à Millas, Prades, Le Soler, Collioure, Cabestany. "Les gens font le plein, ils roulent 10 minutes et tout casse. Ceux qui font peu de kilomètres, tombent en panne deux semaines plus tard. Cela touche le même système d'injection qui est fragilisé et, si le gasoil n'est pas conforme, ça pète. On soupçonne qu'il a du dispersant ajouté au gasoil pour chasser l'eau dans les cuves provenant des inondations. Il y a les assureurs qui jouent le jeu et qui mandatent un expert pour leur client et puis d'autres qui ne veulent rien savoir. Quoi qu'il en soit, au final ce sont les gens qui payent ce n'est pas normal et beaucoup ne peuvent pas". A l'image de cette étudiante en stage privée de voiture depuis le 12 décembre car ses revenus ne lui permettent pas de débourser les 3 500 € que coûte la réparation. Alors que faire ?
B.G et L.M

CHEZ RENAULT, LES VOITURES TOUCHEES FIN NOVEMBRE
Fabrice Nambruide, le nouveau patron de la concession Renault à Perpignan, se serait bien passé de ce problème technique de dispersant dans le gasoil bien connu dans le milieu, qui semblerait être à l'origine de la casse d'injecteurs depuis un bon mois et auquel quelques-unes de ses voitures ont dû faire face. "J'imagine la galère de nos clients. Le parc Renault est forcément le plus touché parce qu'il est le plus fourni. On a eu une recrudescence, un pic de pannes au niveau des pompes d'injection de certains de nos modèles dès la fin novembre. Dans les P.O uniquement. Même s'il faut attendre le rapport des experts, il semble que ce soient les intempéries des 21 et 22 novembre qui en seraient la cause. Que certains fournisseurs de gasoil n'auraient pas su appréhender le problème. La très grande majorité des voitures touchées chez nous ont au moins quatre ans d'âge. Leur pompe d'injection n'a pas supporté ce dispersant. Une telle épidémie est sans précédent. Renault n'est nullement en cause. Mais pas de précipitation. On conseille à nos clients touchés de se tourner vers leur assureur".

CALENDRIER PIRELLI 2012

Calendrier Pirelli 2012 : l'intégralité des photos et une surprise

Le calendrier Pirelli 2012 s'offre désormais dans son intégralité, on va pouvoir juger sur pièces (belles ou pas). Et pour ceux qui aiment les photos qui bougent, cliquez vite, un making of filmé de 20mn est à déguster tranquillement.
Vous le savez, le calendrier Pirelli 2012 est sorti. On ne va pas se répéter – pour savoir il n'y a qu'à retourner voir les précédentes news sur le making of photos et sur les 4 premières photos officielles – et vous proposer seulement les 25 photos qui constituent le calendrier 2015 réalisé par Mario Sorrenti dans le portfolio ci-dessous.

En bonus, le film du shooting vous emmène pendant 20 mn dans les plus beaux paysages Corse où vous serez entouré de 9 top models et 3 actrices aussi lourdement vêtues qu'un nudiste en vacances au Cap d'Agde, bref, de quoi faire naître quelques images agréables dans votre cortex déprimé par la grisaille d'un hiver qui se fait attendre. Ne cherchez quand même de pneus dans ces images ...


QUE FAIRE EN CAS DE VOL DE VOTRE VEHICULE

Que faire en cas de vol de votre voiture ?


Tout ce que vous devez savoir

Votre assureur peut vous imposer la mise en place d’un dispositif de sécurité selon la valeur de votre voiture (alarme, anti-démarrage…) Suivez son exigence en vérifiant bien que le système de protection est adéquat aux normes de votre contrat au risque de ne pas être couvert. Cependant au cas où le système est déficient, ce sera, pour une fois, à l’assureur de le prouver.

* A savoir : tous les véhicules à moteur doivent être obligatoirement assurés à l’exception des véhicules sur cale dans des locaux privés et fermés à clef.

Les différents types de vol :

* La définition du vol consiste à s’apparenter à une usurpation allant à l’encontre de la législation de quelqu’un d’autre. Or pour l’assureur, même si votre véhicule a été emprunté ou subtilisé par un proche ou un employé, cela ne sera pas considéré comme du vol et donc ne vous permettra pas de toucher l’indemnisation.

* Le vol et la tentative de vol sont deux choses distinctes. Toutefois rassurez vous la tentative est généralement comprise dans la garantie contre le vol, dans le cas contraire les réparations sont à votre charge.

Le vol des accessoires du véhicule :

Votre assureur vous les rembourse selon le montant fixé par les « conditions particulières » à condition que les accessoires soient déclarés.
Néanmoins, si seuls les accessoires ont été volés et qu’il vous reste la voiture, la garantie vol couvre rarement les remboursements de ce genre d’autant plus que le contrat stipule en général que la voiture devait être garée dans un endroit fermé ou qu’elle soit fracturée.

Le vol des pneus et des éléments de la carrosserie :

Tous comme le cas du vol des accessoires, l’assureur exigera que le vol soit commis dans un endroit clos. Les compagnies d’assurances sont vigilantes ! Elles ne couvrent pas automatiquement les vols en tout genre. Par conséquent garer sa voiture dans la rue revient à payer la facture en cas de vol de pneus ou d’éléments de la carrosserie.

Le vol à la roulotte :

Cette expression fait références aux effets personnels restés dans la voiture. De ce point de vue là les assurés sont rarement gâtés, rares sont les effets remboursés et même si vous avez souscrit à une garantie contre ce genre de pépin les effets de luxe (téléphone, ordinateur portable..) en sont souvent exclus. De même si la voiture est volée avec le tout.

En cas d’absence de traces d’effraction :

L’assureur n’ayant pas de preuve, peut juger à sa guise si vous avez tort ou raison. Contrez un éventuel jugement qui pourrait vous être défavorable en multipliant les preuves annexes telles que les témoignages et expertises. Si la décision de l’assureur persiste à aller à l’encontre de la votre malgré tout, seul les tribunaux donneront l’ultime verdict.

Si le voleur au volant de votre véhicule provoque un sinistre :

* La compagnie d’assurance prend en charge les dégâts sous une période de 30 jours depuis la date du vol et ce même si votre contrat n’est plus valide temporairement ou définitivement. L’assureur est aussi tenu de prendre votre défense en cas de poursuite judiciaire.

* Au cas où le voleur engendre des dégâts sur l’espace public, Votre contrat vous couvre jusqu’à sa date d’échéance annuelle.
Néanmoins le tribunal administratif, par le biais de la convention « grande voirie » peut vous infliger une amende suite à l’étendue des dégâts qui ne sera pas recouverte par votre assurance.

Si votre véhicule est retrouvé avant l’ indemnisation :

* 85% des véhicules volés sont en moyenne retrouvés dans les 15 jours suivant le vol. L’assureur est censé vous payer les frais de réparations si il y a eu des dommages matériels selon le mode de calcul du contrat après en avoir déduit la franchise.

* Les frais que vous avez avancez pour retrouver votre voiture doivent aussi être couvert par votre assurance sous condition d’être justifiés ou d’avoir été permis par votre assureur.

Si votre véhicule est retrouvé après indemnisation :

Deux options sont alors à votre disposition, vous pouvez choisir de conserver l’indemnité en dépits de la voiture, ou bien au contraire garder votre voiture, reverser l’indemnité et toucher des frais de remboursements pour les réparations.

Quelle indemnité si le véhicule reste introuvable ?

En échange de la carte grise et des clefs de la voiture, l’assureur verse l’indemnité dont le montant est fixé au préalable par un expert selon les clauses du contrat. Certains assureurs demandent des pièces justifiant la valeur du véhicule pour pouvoir l’évaluer. Lorsque la voiture est neuve, qu’elle est acquise depuis moins de 6 mois, l’indemnité couvre généralement le prix d’achat.

CHEVROLET ET LE SUCCES

Chevrolet récompense ses meilleurs vendeurs
en leur offrant la finale de la
WTCC à Macao.

Il n’y a pas de doute, Chevrolet a le vent en poupe. La marque vise les 30 000 ventes par an sur le marché français. Bien sûr, pour cela il faudra qu’elle agrandisse son réseau (165 points de vente aujourd’hui mais des recrutements sont en cours) et surtout qu’elle continue sa politique commerciale agressive.

Chevrolet France a profité de son engagement en championnat du monde de voitures de tourisme (WTCC) pour inviter 26 gagnants d'un concours réservé aux vendeurs à l’occasion d’un week-end prolongé entre Hong-Kong et Macao, lieu de la dernière manche du championnat.

 

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« C’est la première fois que nous organisons un évènement aussi important » précise Fabrice Recoque, directeur des ventes. « Nous sommes satisfaits. D’une part, nos vendeurs voient les voitures de la marque (Yvan Muller a conquis le titre de Champion WTCC 2011 au volant d’une Chevrolet Cruze) en conditions de course, et d’autre part, le concours de vendeurs a apporté une saine émulation dans le réseau ! ».

 

Pour Eric Mongaï, responsable commercial à la concession de Lyon Vénissieux (groupe Atlantic Automobiles), assister à la finale du championnat est un rêve qui se réalise : « en vingt ans de métier, c’est la première fois que je vois un lot si important mis en jeu. En outre, nous avons vendu entre 20 et 30 voitures supplémentaires. La carotte, ça marche toujours ! ».

Même satisfaction auprès de Thomas Pignot, responsable du site Chevrolet de Troyes (monomarque) : « nous sommes une petite structure et nous bossons comme des fous toute l’année. Mais la récompense est belle, et nous avons vraiment beaucoup appris au cours de ce voyage ».

Deux titres de champion du monde de WTCC (constructeur et pilote grâce au français Yvan Muller), un réseau récompensé et ravi, et pour finir des ventes en augmentation qui ont largement rentabilisé le concours : que manque-t-il alors à Chevrolet ? Peut-être un personnel dédié sur les points de vente multimarques pour finir d’installer le label et passer un cap. Il parait que c'est un sujet d'actualité...

Les ventes de GPL s'effondrent

Les ventes de véhicules fonctionnant au GPL se sont effondrées cette année. La filière organisatrice propose de revoir le système du bonus / malus de manière à relancer un marché loin d'être épuisé.

 


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Des hauts, et surtout des bas. Le GPL ne cesse d'être malmené par les pouvoirs publics depuis plus de quinze ans. Et avec l'arrêt du bonus écologique à 2000€ qui était octroyé aux modèles neufs l'an dernier, les ventes se sont effondrées, tout simplement.

De ce fait, le directeur général du Comité Français du Butane et du Propane (CFBP) a tenu à faire partager quelques idées : " La réorientation du marché en matière de CO2, cela a été fait avec le bonus / malus, puisque nous sommes en avance sur les objectifs de 2015. Désormais, il faut se focaliser sur le bonus des énergies alternatives ! " a fait savoir Joël Pedessac.

Voici son idée : plutôt que d'encourager la vente de diesel ou d'essence via le bonus, celui-ci ne serait réservé qu'aux véhicules aux modes de propulsion alternatifs : GPL, GNV (gaz naturel véhicule), éthanol E85, hybrides et électriques. Soit une petite révolution de palais ! txt-orphea-99035-1.jpg

Joël Pedessac ne voudrait en revanche pas toucher au malus, qui rapportera sans doute 230 millions d'euros l'an prochain. Selon les calculs du CFBP, si le bonus / malus était redéfini de cette manière, le bonus ne couterait que 80 millions d'euros par an à l'Etat, pour une recette de 230 millions avec le malus. Le système deviendrait donc bénéficiaire, ce qui n'a jamais été vu depuis sa création.

Seul écueil mais de taille, le CFBP ne semble pas soutenu dans sa démarche par les plus hautes sphères de l'Etat. C'est donc désormais un long travail de lobbying qui commence : "La loi de finances 2012 est loin d'être votée, et il existe des lois de finances rectificatives" rappelle Joël Pedessac...

Au cumul des 10 premiers mois de 2010, 60 661 voitures GPL ont été vendues, contre 11 393 sur la même période cette année.

A VENIR CHEZ BMW

Le nouvel affichage de BMW Publié le lundi 07 novembre 2011   Agrandir l'image Le « Head-Up display » dit (HUD) est le nouveau système d’affichage tête haute conçue par BMW, cette configuration dernière génération débarquera sur la nouvelle Série 3 début 2012.

L’affichage a beaucoup évolué depuis sa première apparition sur la Série 5, aujourd'hui grâce à la nouvelle technologie, elle propose plus d’options, de couleurs mais aussi un meilleur rendu d’image.

Ce nouvel affichage de BMW se veut également être un gage de sécurité, puisqu’il permet de ne pas quitter la route des yeux.



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L'ESP OBLIGATOIRE

L'ESP désormais obligatoire... ou presque



 
Chaque nouveau modèle de véhicule homologué doit désormais être muni d'un contrôle électronique de trajectoire, dit ESP. Mais les constructeurs français sont encore loin d'avoir équipé 100% de leurs modèles !
L'ESP est l'une des dernières évolutions majeures en matière de sécurité active. De ce fait, l'Union Européenne l'a rendu obligatoire sur les voitures.

Depuis une semaine, plus aucun nouveau modèle n'est homologué (du moins au titre européen) s'il est démuni d'ESP en série.

L'obligation d'équipement pour la vente d'une voiture neuve n'interviendra que plus tard : en novembre 2014, ce qui laisse donc trois ans aux constructeurs pour renouveler leurs modèles, ou équiper de série ceux déjà existants.esp.jpg

Si les constructeurs allemands ont depuis longtemps équipé en ESP la plupart de leurs modèles (80% de leurs voitures neuves en 2009), les français sont à la traine. Toujours en 2009, selon les dernières statistiques disponibles sur le sujet, 41% des véhicules neufs vendus dans l'Hexagone témoignaient d'un ESP de série...

Ainsi Citroën : la C1 ne dipose pas d'ESP, tandis que les C3 et C3 Picasso en finition attraction peuvent se parer d'un ESP, mais en option.
Chez Peugeot, la cousine 107 ne dispose logiquement pas d'ESP elle non plus, mais elle peut l'acquérir en option. Idem pour la 206+, ou quelques modèles de l'entrée de gamme 207.
La concurrence est logée à la même enseigne. Renault ne propose pas d'ESP de série sur toutes les Twingo, Wind, Modus et Clio 3. Sur les versions de base de la Mégane, le contrôle de stabilité n'est pas de série non plus !

Selon l'Union Européenne, 4000 vies par an seraient sauvées sur les routes du continent si tous les véhicules disposaient d'un ESP.

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LE CHRYSLER GRAND VOYAGER

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Prise de contact: Chrysler Grand Voyager


Nouvelle jeunesse

07.02.2008

Michael Gebhardt

En 1984, les choses étaient claires: avec le Voyager, Chrysler mettait sur le marché le premier véhicule qualifié de monospace et ne rencontrait pour ainsi dire aucune concurrence dans ce segment. Aujourd’hui, nombre de fabricants briguent les suffrages des familles avec leurs berlines agrandies. Le moment était donc arrivé pour une nouvelle version du pionnier des monospaces.

D’emblée, une question se pose: le Chrysler Grand Voyager, long de 5,14 mètres, est-il bel et bien un monospace? Le terme désigne plutôt dans nos contrées les petites camionnettes comme le Peugeot 1007 ou l’Opel Meriva. Les Américains s’accrochent par contre à cette appellation pour les berlines à grand volume. Ils les distinguent ainsi des mastodontes comme on en croise rarement chez nous, tels que le Dodge Ram qui, avec ses 5,87 mètres, peut accueillir jusqu’à 15 passagers.

chr1-1.jpgMais laissons de côté l’étymologie pour en revenir au Chrysler Grand Voyager. Un carrosse familial de ce type n’est que rarement tape-à-l’œil et l’Américain ne déroge pas à la règle: une forme de caisse efficace, de grandes portes coulissantes, une calandre gigantesque et beaucoup de chrome. Le nouveau «monospace» ne sera désormais plus disponible qu’avec l’empattement du Grand Voyager et tant pis pour les acheteurs à la recherche d’un modèle plus court, qui devront attendre son cadet, le Dodge Journey.

Enfouir ou retourner

chr2-1.jpgL’habitacle, qui peut être le théâtre d’une foule de fantaisies, est plus intéressant que l’extérieur. Le Grand Voyager est équipé de série de deux sièges à la rangée du milieu et d’une banquette à trois places à la rangée du fond. Le système éprouvé de sièges «Stow’n Go», qui permet de faire disparaître les deux rangées de sièges arrière à l’intérieur du plancher en moins de 30 secondes, fait également partie de l’équipement de base. L’on peut ainsi obtenir un utilitaire à part entière, avec deux places et plus de 3200 litres d’espace de chargement, qui vient à bout de tous les déménagements. Moyennant un supplément de prix, la banquette arrière peut même se rabattre électriquement.

chr3-1.jpgLe système «Swivel’n Go», en option, augmente encore le confort: les deux sièges individuels de la deuxième rangée pivotent à 180° pour faire face à la troisième rangée et une petit table complète ce salon confortable. Inconvénient: les deux fauteuils rotatifs ne peuvent alors plus être escamotés aisément, et pour s’en débarrasser, il faut entièrement démonter ces sièges lourds à l’aide de plusieurs manettes complexes. Ce faisant, la manœuvre n’affecte pas la dernière rangée, qui peut toujours être reçue dans le plancher.

Finition de qualité

chr4-1.jpgQuelle que soit la place choisie, on est assis dans un fauteuil au confort typiquement américain, qui peut être garni au choix d’un tissu Yes Essentials facile à nettoyer ou de cuir (en série à partir de la gamme d’équipement «Limited»). Bien que l’espace pour les jambes soit suffisant à chaque rangée, il fait un peu étroit au niveau du plafond, surtout avec l’option du toit ouvrant. Les matériaux attrayants et la qualité de finition supérieure à la moyenne pour une Américaine balaient les critiques adressées aux modèles précédents de Chrysler. Seuls les instruments ronds, toujours éclairés d’une lumière verte, rappellent cette époque révolue. Il est également possible d’y ajouter une lumière d’ambiance verte dans le ciel de toit et des lampes de lecture à LED.

Afin d’éviter que les sept passagers ne s’ennuient, Chrysler propose à présent un double système DVD doté d’écrans 8pouces dissimulés dans le ciel de toit. Les occupants des rangs arrière peuvent ainsi regarder deux films différents ou utiliser des jeux vidéos en même temps. De surcroît, un troisième DVD peut être lu à l’aide du système MyGig de divertissement multimédia à disque dur logé dans la console centrale. Outre les fichiers musicaux et d’images, sa mémoire d’une capacité de 20 Go stocke également, le cas échéant, les données de navigation.

Deux moteurs à partir du printemps 2008

chr5-1.jpgDès le lancement sur le marché, au printemps 2008, Chrysler proposera deux motorisations en Europe. Le V6 essence de 3,8 litres et 193 CV devrait représenter selon les prévisions quelque 20% des ventes. Il ne respectera que rarement la consommation annoncée de 12,7 litres aux 100 kilomètres, mais à sa décharge, il doit mettre en mouvement plus de deux tonnes. D’après une étude, la consommation de carburant joue toutefois un rôle négligeable pour plus de la moitié des propriétaires actuels d’un Voyager.

Le Grand Voyager 2.8 CRD est 80 kilos plus lourd encore. Le diesel 4 cylindres développe une puissance de 163 CV et transmet son couple maximal de 360 newtons-mètres à l’essieu avant à partir de 1600 tours seulement. Les ingénieurs ont donc finalement eu raison du temps mort dans la réponse du turbo. Avec un poids à vide de 2,1t onnes, le bloc propulseur sonore doit toutefois travailler comme une véritable bête de somme.

chr6-1.jpgLes côtes même légères obligent la boîte automatique à 6 rapports- en série avec les deux moteurs- à entrer en scène. La transmission n’exploite pas toujours la puissance du moteur à allumage spontané à bas régime et maintient volontiers le diesel à un régime élevé. Les passages de vitesse s’effectuent en revanche sans heurt et dans le respect du confort, comme l’aiment les Américains. Détail pratique: le levier de sélection est agencé à côté du volant et la console centrale ainsi débarrassée entre le conducteur et le convoyeur sert de rangement. Chrysler annonce en outre une consommation moyenne de 9,3 litres.

Compromis réussi

chr7-1.jpgLe châssis n’a rien d’américain, ce dont on peut se réjouir. Pas question de s’attendre au roulis d’un navire en pleine tempête. Le Grand Voyager séduit grâce à un compromis équilibré entre le confort et la dynamique routière. Dans les virages rapides, le minivan d’une hauteur de 1,75 mètre ne penche que dans une faible mesure. En même temps, les irrégularités sont absorbées en douceur, épargnant ainsi les vertèbres des passagers.

Dans la version essence, Chrysler renonce à plusieurs gammes d’accessoires. Le Grand Voyager 3.8 est uniquement distribué dans la version richement équipée «Limited» au prix de 46.600 euros. À un niveau inférieur, le diesel est également disponible dans les versions «LX» à 36.600 euros et «Touring» à 40.300 euros. Selon le modèle, le Grand Voyager procure divers agréments tels que le système d’accès sans clé, les phares au xénon, les sièges à réglage électrique, les pédales réglables ou le système mains libres Bluetooth. Toutes les variantes sont de plus dotées du programme de stabilité ESP, y compris le contrôle de traction.

En bref

Cette nouvelle version est une réussite: le Chrysler Grand Voyager a su consolider davantage encore ses atouts. Il convainc ainsi par une stabilité routière accrue grâce à son châssis équilibré, un espace généreux et un habitacle modulable à l’envi. En parallèle, les défauts de son prédécesseur ont été gommés, notamment le choix des matériaux, souvent critiqué, ou la qualité de finition. Parmi les inconvénients, le moteur diesel plus efficace se démène honnêtement avec ses deux tonnes de charge et devient désagréablement bruyant. Le moteur essence dévore pour sa part avec gourmandise le contenu du réservoir. Si l’on s’en accommode, le Chrysler Grand Voyager constitue une alternative réussie aux berlines à grand volume dans la veine des VW Sharan, Peugeot 807 et autres Ford Galaxy. Et il attire sensiblement plus les regards dans la circulation.

LA LIMITE A NE PAS DEPASSER

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1,80 € le litre de carburant : la limite à ne pas dépasser !

 

auto1.jpgQue Choisir ? essence ou diésel ?


Les Français pourraient modifier franchement leur comportement d'achat et d'utilisation de leur voiture si le litre du carburant franchit le cap des 1,80 €.
1,80 € le litre : c'est le point de rupture des Français avec leur automobile ! Selon une enquête réalisée  par BVA pour le compte du loueur de longue durée ING Car Lease, 51 % des Français sont prêts à abandonner leur véhicule si le prix du carburant franchit cette limite.

Cette décision n'est pourtant pas uniforme et selon l'âge et les revenus des personnes interrogées, l'impact du prix du pétrole est plus important encore. Ainsi les jeunes et les bas revenus citent deux fois plus que la moyenne la somme de 1,80 € le litre, comme frontière maximale.

« Les dépenses consacrées au transport représentent 15 % du budget global des ménages, un pourcentage qui reste stable depuis les années 90, selon Eric Champarnaud, vice-président du Bipe (bureau d'information et de prévisions économiques). Mais au sein de ce poste, la répartition des dépenses n'a cessé d'évoluer et le coût généré par l'utilisation de la voiture d'augmenter. »

Mais les solutions envisagées par les Français restent limitées. En effet, seuls 23 % des personnes interrogées se disent prêtes à s'équiper d'une voiture électrique pour faire des économies (le coût étant considéré comme beaucoup trop élevé). De même, seuls 9 % des conducteurs sont séduits par l'auto-partage.

Seule source d'économie : la conduite et des comportements qui changent : vitesse plus constante, pneus mieux gonflés, moins d'accélérations ou de freinages brutaux...) 

ENTRETIEN DES VEHICULES ELECTRIQUES

Entretien des véhicules électriques : toutes les professions devront s'adapter

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Réparateurs, contrôleurs techniques, dépanneurs, recycleurs...tous les professionnels en aval de l'industrie automobile devront se préparer à l'arrivée des véhicules électriques.

 

Lors d'accident le dépanneur devra, avant toute intervention,

mettre le véhicule en sécurtié électrique. DR.

Aux Etats-Unis, où roulent un million de Prius, les professionnels de l’entretien et de la réparation automobile ont dû apprendre de nouveaux gestes. L’arrivée des véhicules électrique (VE) comme la Nissan Leaf et des hybrides rechargeables (VHR) comme la Chevrolet Volt va imposer une mise à niveau autrement plus importante.
 

 

Cette nécessaire adaptation ne concerne pas que les concessionnaires formés par les marques concernées mais aussi les réparateurs indépendants qui verront débarquer ces nouveaux véhicules dans leurs ateliers. Voitures électriques et hybrides auront en effet besoin d’un service de proximité que les réseaux officiels ne sont pas toujours à même de fournir.


En France, toutes les professions de l’automobile devront se remettre en cause si elles ne veulent pas voir les interventions sur les VE et VHR leur échapper. Elles devront s’adapter à une double évolution technologique et réglementaire. Au printemps prochain, un arrêté devrait imposer le respect d’un recueil de droits et de devoirs d’employeurs et de salariés impliqués dans les prestations sur ces véhicules. Quelque 800 stagiaires sont déjà en formation sur ce sujet au GNFA.


Premiers concernés, les réparateurs devront apprendre un métier différent. Peugeot, Citroën, Renault, Nissan et Smart forment le personnel qui interviendra sur ces véhicules, dont une minorité sera capable d’interventions légères sur les batteries. Mais qu’en sera-t-il des garages indépendants ? Ce marché en devenir va-t-il de fait leur être interdit? Lors d’un débat organisé sur ce thème à Equip’Auto, Francis Davoust, président des indépendants au CNPA, a assuré que l’arrivée des véhicules électriques n’était en rien une révolution pour les réparateurs qui sauront y faire face. D’ailleurs, nombre d’entreprises emploient déjà des électriciens et électroniciens qui n’ont pas peur de l’électricité. Mais la compétence des MRA (mécaniciens réparateurs traditionnels), même perfectionnés par quelques stages, sera-t-elle suffisante pour traiter les VE ? Ces techniciens formés aux voitures thermiques n’auront-ils pas besoin d’une culture de base sur l’électricité qui leur manque pour avoir une vraie compréhension du véhicule électrique ? Le débat est amorcé.


Les électriciens spécialistes de l’automobile (ESA) tentent de se positionner sur ce marché naissant. Eux disposent de la culture de base nécessaire, ils doivent maintenant convaincre les constructeurs qu’ils peuvent constituer un utile complément à leur réseau de concessionnaires.
Les dépanneurs sont également concernés. Lorsqu’un VE sera accidenté, le risque de pièces sous tension sera majeur. Le premier réflexe de l’intervenant sera alors de sécuriser le véhicule, par différentes techniques, dont le nappage de caoutchouc. Tout cela s’apprend.

Les normes de contrôle technique devront également évoluer et avec elles la formation et l’outillage du personnel des centres.

En fin de vie, les recycleurs auront également un rôle différent à jouer. Cette phase sera étroitement contrôlée par les constructeurs qui voudront rester maîtres de la déconstruction de leurs véhicules.
Le marché de l’entretien du VE est à ce jour quasi-inexistant mais c’est aujourd’hui que les réparateurs qui veulent s’y positionner se préparent.
Aux Etats-Unis, où roulent un million de Prius, les professionnels de l’entretien et de la réparation automobile ont dû apprendre de nouveaux gestes. L’arrivée des véhicules électrique (VE) comme la Nissan Leaf et des hybrides rechargeables (VHR) comme la Chevrolet Volt va imposer une mise à niveau autrement plus importante.

 

Cette nécessaire adaptation ne concerne pas que les concessionnaires formés par les marques concernées mais aussi les réparateurs indépendants qui verront débarquer ces nouveaux véhicules dans leurs ateliers. Voitures électriques et hybrides auront en effet besoin d’un service de proximité que les réseaux officiels ne sont pas toujours à même de fournir.


En France, toutes les professions de l’automobile devront se remettre en cause si elles ne veulent pas voir les interventions sur les VE et VHR leur échapper. Elles devront s’adapter à une double évolution technologique et réglementaire. Au printemps prochain, un arrêté devrait imposer le respect d’un recueil de droits et de devoirs d’employeurs et de salariés impliqués dans les prestations sur ces véhicules. Quelque 800 stagiaires sont déjà en formation sur ce sujet au GNFA.


Premiers concernés, les réparateurs devront apprendre un métier différent. Peugeot, Citroën, Renault, Nissan et Smart forment le personnel qui interviendra sur ces véhicules, dont une minorité sera capable d’interventions légères sur les batteries. Mais qu’en sera-t-il des garages indépendants ? Ce marché en devenir va-t-il de fait leur être interdit? Lors d’un débat organisé sur ce thème à Equip’Auto, Francis Davoust, président des indépendants au CNPA, a assuré que l’arrivée des véhicules électriques n’était en rien une révolution pour les réparateurs qui sauront y faire face. D’ailleurs, nombre d’entreprises emploient déjà des électriciens et électroniciens qui n’ont pas peur de l’électricité. Mais la compétence des MRA (mécaniciens réparateurs traditionnels), même perfectionnés par quelques stages, sera-t-elle suffisante pour traiter les VE ? Ces techniciens formés aux voitures thermiques n’auront-ils pas besoin d’une culture de base sur l’électricité qui leur manque pour avoir une vraie compréhension du véhicule électrique ? Le débat est amorcé.


Les électriciens spécialistes de l’automobile (ESA) tentent de se positionner sur ce marché naissant. Eux disposent de la culture de base nécessaire, ils doivent maintenant convaincre les constructeurs qu’ils peuvent constituer un utile complément à leur réseau de concessionnaires.
Les dépanneurs sont également concernés. Lorsqu’un VE sera accidenté, le risque de pièces sous tension sera majeur. Le premier réflexe de l’intervenant sera alors de sécuriser le véhicule, par différentes techniques, dont le nappage de caoutchouc. Tout cela s’apprend.

Les normes de contrôle technique devront également évoluer et avec elles la formation et l’outillage du personnel des centres.

En fin de vie, les recycleurs auront également un rôle différent à jouer. Cette phase sera étroitement contrôlée par les constructeurs qui voudront rester maîtres de la déconstruction de leurs véhicules.
Le marché de l’entretien du VE est à ce jour quasi-inexistant mais c’est aujourd’hui que les réparateurs qui veulent s’y positionner se préparent.

source L'ARGUS PRO

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