ENTRETIEN DES VEHICULES ELECTRIQUES

Entretien des véhicules électriques : toutes les professions devront s'adapter

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Réparateurs, contrôleurs techniques, dépanneurs, recycleurs...tous les professionnels en aval de l'industrie automobile devront se préparer à l'arrivée des véhicules électriques.

 

Lors d'accident le dépanneur devra, avant toute intervention,

mettre le véhicule en sécurtié électrique. DR.

Aux Etats-Unis, où roulent un million de Prius, les professionnels de l’entretien et de la réparation automobile ont dû apprendre de nouveaux gestes. L’arrivée des véhicules électrique (VE) comme la Nissan Leaf et des hybrides rechargeables (VHR) comme la Chevrolet Volt va imposer une mise à niveau autrement plus importante.
 

 

Cette nécessaire adaptation ne concerne pas que les concessionnaires formés par les marques concernées mais aussi les réparateurs indépendants qui verront débarquer ces nouveaux véhicules dans leurs ateliers. Voitures électriques et hybrides auront en effet besoin d’un service de proximité que les réseaux officiels ne sont pas toujours à même de fournir.


En France, toutes les professions de l’automobile devront se remettre en cause si elles ne veulent pas voir les interventions sur les VE et VHR leur échapper. Elles devront s’adapter à une double évolution technologique et réglementaire. Au printemps prochain, un arrêté devrait imposer le respect d’un recueil de droits et de devoirs d’employeurs et de salariés impliqués dans les prestations sur ces véhicules. Quelque 800 stagiaires sont déjà en formation sur ce sujet au GNFA.


Premiers concernés, les réparateurs devront apprendre un métier différent. Peugeot, Citroën, Renault, Nissan et Smart forment le personnel qui interviendra sur ces véhicules, dont une minorité sera capable d’interventions légères sur les batteries. Mais qu’en sera-t-il des garages indépendants ? Ce marché en devenir va-t-il de fait leur être interdit? Lors d’un débat organisé sur ce thème à Equip’Auto, Francis Davoust, président des indépendants au CNPA, a assuré que l’arrivée des véhicules électriques n’était en rien une révolution pour les réparateurs qui sauront y faire face. D’ailleurs, nombre d’entreprises emploient déjà des électriciens et électroniciens qui n’ont pas peur de l’électricité. Mais la compétence des MRA (mécaniciens réparateurs traditionnels), même perfectionnés par quelques stages, sera-t-elle suffisante pour traiter les VE ? Ces techniciens formés aux voitures thermiques n’auront-ils pas besoin d’une culture de base sur l’électricité qui leur manque pour avoir une vraie compréhension du véhicule électrique ? Le débat est amorcé.


Les électriciens spécialistes de l’automobile (ESA) tentent de se positionner sur ce marché naissant. Eux disposent de la culture de base nécessaire, ils doivent maintenant convaincre les constructeurs qu’ils peuvent constituer un utile complément à leur réseau de concessionnaires.
Les dépanneurs sont également concernés. Lorsqu’un VE sera accidenté, le risque de pièces sous tension sera majeur. Le premier réflexe de l’intervenant sera alors de sécuriser le véhicule, par différentes techniques, dont le nappage de caoutchouc. Tout cela s’apprend.

Les normes de contrôle technique devront également évoluer et avec elles la formation et l’outillage du personnel des centres.

En fin de vie, les recycleurs auront également un rôle différent à jouer. Cette phase sera étroitement contrôlée par les constructeurs qui voudront rester maîtres de la déconstruction de leurs véhicules.
Le marché de l’entretien du VE est à ce jour quasi-inexistant mais c’est aujourd’hui que les réparateurs qui veulent s’y positionner se préparent.
Aux Etats-Unis, où roulent un million de Prius, les professionnels de l’entretien et de la réparation automobile ont dû apprendre de nouveaux gestes. L’arrivée des véhicules électrique (VE) comme la Nissan Leaf et des hybrides rechargeables (VHR) comme la Chevrolet Volt va imposer une mise à niveau autrement plus importante.

 

Cette nécessaire adaptation ne concerne pas que les concessionnaires formés par les marques concernées mais aussi les réparateurs indépendants qui verront débarquer ces nouveaux véhicules dans leurs ateliers. Voitures électriques et hybrides auront en effet besoin d’un service de proximité que les réseaux officiels ne sont pas toujours à même de fournir.


En France, toutes les professions de l’automobile devront se remettre en cause si elles ne veulent pas voir les interventions sur les VE et VHR leur échapper. Elles devront s’adapter à une double évolution technologique et réglementaire. Au printemps prochain, un arrêté devrait imposer le respect d’un recueil de droits et de devoirs d’employeurs et de salariés impliqués dans les prestations sur ces véhicules. Quelque 800 stagiaires sont déjà en formation sur ce sujet au GNFA.


Premiers concernés, les réparateurs devront apprendre un métier différent. Peugeot, Citroën, Renault, Nissan et Smart forment le personnel qui interviendra sur ces véhicules, dont une minorité sera capable d’interventions légères sur les batteries. Mais qu’en sera-t-il des garages indépendants ? Ce marché en devenir va-t-il de fait leur être interdit? Lors d’un débat organisé sur ce thème à Equip’Auto, Francis Davoust, président des indépendants au CNPA, a assuré que l’arrivée des véhicules électriques n’était en rien une révolution pour les réparateurs qui sauront y faire face. D’ailleurs, nombre d’entreprises emploient déjà des électriciens et électroniciens qui n’ont pas peur de l’électricité. Mais la compétence des MRA (mécaniciens réparateurs traditionnels), même perfectionnés par quelques stages, sera-t-elle suffisante pour traiter les VE ? Ces techniciens formés aux voitures thermiques n’auront-ils pas besoin d’une culture de base sur l’électricité qui leur manque pour avoir une vraie compréhension du véhicule électrique ? Le débat est amorcé.


Les électriciens spécialistes de l’automobile (ESA) tentent de se positionner sur ce marché naissant. Eux disposent de la culture de base nécessaire, ils doivent maintenant convaincre les constructeurs qu’ils peuvent constituer un utile complément à leur réseau de concessionnaires.
Les dépanneurs sont également concernés. Lorsqu’un VE sera accidenté, le risque de pièces sous tension sera majeur. Le premier réflexe de l’intervenant sera alors de sécuriser le véhicule, par différentes techniques, dont le nappage de caoutchouc. Tout cela s’apprend.

Les normes de contrôle technique devront également évoluer et avec elles la formation et l’outillage du personnel des centres.

En fin de vie, les recycleurs auront également un rôle différent à jouer. Cette phase sera étroitement contrôlée par les constructeurs qui voudront rester maîtres de la déconstruction de leurs véhicules.
Le marché de l’entretien du VE est à ce jour quasi-inexistant mais c’est aujourd’hui que les réparateurs qui veulent s’y positionner se préparent.

source L'ARGUS PRO

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