PANNES DE DIESEL


Pyrénées-Orientales

Pannes de diesel en série : "un phénomène jamais vu"

 

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L'épidémie qui attaque par centaines les véhicules diesel dans les P.-O. semble gagner du terrain. Depuis la publication, hier dans L'Indépendant, d'un dossier faisant le lien entre une supposée teneur en eau du gazole et les pannes à répétition constatées par les garagistes, les témoignages se sont succédé. Attestant de cas similaires dans l'Aude, demandant la marche à suivre, appelant à la création d'un collectif… L'inquiétude, légitime, des automobilistes victimes de ces pannes s'est aussi manifestée sur internet, où fleurissent les témoignages issus d'autres régions de France, et relatant des situations en tout point similaires datant de 2009. "Le problème vient du modèle de pompe à injection", affirme même un groupe Facebook regroupant une centaine de victimes.
Analyse en cours
Une hypothèse à laquelle semble également s'être rangé M. Rodriguez, expert du cabinet Grando. "Ce que l'on peut retenir, c'est d'abord que toutes les pannes relèvent de stations de moyennes et grandes surfaces. Aucun grand pétrolier ne serait impacté. De plus, par croisements, cela affecte à 99 % la motorisation Renault, qui est montée sur des véhicules d'autres marques, et notamment le modèle 1 500m3 DCI datant de 2002 à 2006. Le symptôme est une panne de moteur violente. Pour ce qui est du gasoil, on ne retrouve pas de l'eau en grande quantité. Il y a un phénomène de condensation normal. L'aspect visuel du carburant n'est pas trouble et ne présente pas d'anomalie. Ce qui l'est, c'est la limaille métallique retrouvée dans le filtre et produite par la pompe qui se détruit". Par ailleurs, une analyse est actuellement en cours au laboratoire où le cabinet a expédié les échantillons afin de rechercher d'éventuels éléments de carbone. Sachant que pour le gasoil, on doit trouver une concentration de C8 à C12 ce qui signifie qu'il n'y a aucun adjuvant. Les résultats devraient être connus la semaine prochaine et pourraient mettre en cause le fournisseur du carburant.

 

Pollution de fond de cuve ?
D'autant, comme l'ajoute l'expert, "qu'après filtrations, on trouve des corps solides d'origine organique qui proviendraient d'une pollution de fond de cuve et qui entraîneraient ce phénomène de grippage. Un phénomène que l'on connaît mais sur un volume aussi important, c'est du jamais vu. En 15 jours, on a réalisé l'équivalent de 2 à 3 ans de travail sur ce type de panne. On a expertisé de 50 à 80 voitures sur tout le département et on a des demandes jusqu'à Carcassonne".


Un garagiste des P.-O. confirme que le syndrome a frappé près de 180 véhicules en 15 jours après recensement des agents de la même marque que lui à Millas, Prades, Le Soler, Collioure, Cabestany. "Les gens font le plein, ils roulent 10 minutes et tout casse. Ceux qui font peu de kilomètres, tombent en panne deux semaines plus tard. Cela touche le même système d'injection qui est fragilisé et, si le gasoil n'est pas conforme, ça pète. On soupçonne qu'il a du dispersant ajouté au gasoil pour chasser l'eau dans les cuves provenant des inondations. Il y a les assureurs qui jouent le jeu et qui mandatent un expert pour leur client et puis d'autres qui ne veulent rien savoir. Quoi qu'il en soit, au final ce sont les gens qui payent ce n'est pas normal et beaucoup ne peuvent pas". A l'image de cette étudiante en stage privée de voiture depuis le 12 décembre car ses revenus ne lui permettent pas de débourser les 3 500 € que coûte la réparation. Alors que faire ?
B.G et L.M

CHEZ RENAULT, LES VOITURES TOUCHEES FIN NOVEMBRE
Fabrice Nambruide, le nouveau patron de la concession Renault à Perpignan, se serait bien passé de ce problème technique de dispersant dans le gasoil bien connu dans le milieu, qui semblerait être à l'origine de la casse d'injecteurs depuis un bon mois et auquel quelques-unes de ses voitures ont dû faire face. "J'imagine la galère de nos clients. Le parc Renault est forcément le plus touché parce qu'il est le plus fourni. On a eu une recrudescence, un pic de pannes au niveau des pompes d'injection de certains de nos modèles dès la fin novembre. Dans les P.O uniquement. Même s'il faut attendre le rapport des experts, il semble que ce soient les intempéries des 21 et 22 novembre qui en seraient la cause. Que certains fournisseurs de gasoil n'auraient pas su appréhender le problème. La très grande majorité des voitures touchées chez nous ont au moins quatre ans d'âge. Leur pompe d'injection n'a pas supporté ce dispersant. Une telle épidémie est sans précédent. Renault n'est nullement en cause. Mais pas de précipitation. On conseille à nos clients touchés de se tourner vers leur assureur".

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